Andreas Kurth, né en 1944, a fait des études de musique au conservatoire Felix-Mendelssohn-Bartholdy de Leipzig. Il mena donc, pendant 43 ans, une carrière d’hautboïste dans différents orchestres d’Allemagne. Au-delà de la musique, sa passion de l’art s’étend aussi au dessin, à la sculpture et à la peinture, à laquelle il s’initia auprès du peintre R.O. Voigt. Tout en exerçant sa profession de musicien, il n’a cependant cessé de peindre. Depuis son départ à la retraite, en 2009, il redouble d´intérêt pour sa seconde carrière.

Pour mener à bien sa carrière artistique, Andreas Kurth vit et travaille en alternance entre Paris et Gelsenkirchen (Allemagne – Westfalie – Rhénanie du nord). Il expose ses peintures et collages le samedi sur le marché de la création de la Bastille à Paris.
Il est frappant de constater que son instinct de création provient de son attirance tactile pour les matériaux. Il expérimente, entre autres, la réaction de l’huile, de la gouache, de l’encre et du sable au contact du papier ou de la toile. Dans un style figuratif ou abstrait, de manière intentionnelle ou fortuite, il guide son pinceau, laissant les matériaux couler et se mélanger de manière imprévisible.
Andreas Kurth aime aussi travailler le bois mort sur lequel les années et le climat ont laissé leurs traces. Avec sensibilité, il y ajoute pierres, os et coquillages. Son inspiration se nourrit du lien qu’il perçoit entre le cycle de la nature et le cycle de la vie, de la naissance à la mort.
Sillonnant régulièrement les champs dévastés par la guerre dans la région de Verdun, où l’on peut aujourd’hui encore trouver de nombreux vestiges de guerre, il utilise des éclats d’obus et autres trouvailles pour former danseuses et danseurs, mais aussi pour créer des collages tels que le triptyque « Verdun 1916 -un requiem franco-allemand », mémorial au nom évocateur. À travers sa créativité, il tente de comprendre l’existence humaine qui oscille entre évanescence et pérennité.